A  sentir et  ressentir...

L'armoire aux souvenirs... ou oser rompre avec le passé...

Chez chacun de nous, il y a une grande et belle armoire. Elle a de nombreux rangements et tiroirs où nous mettons toutes les choses qui sont importantes pour nous et dont nous voulons prendre soin.

Nous adorons cette armoire et pourtant nous savons qu’il y a des tiroirs que nous n'avons pas ouverts depuis longtemps. D'ailleurs, cela fait si longtemps que nous ne savons même plus ce qu’il y a dedans…

Qu’il est bon, de temps en temps, de ranger et de faire le tri dans toutes ces choses anciennes qui prennent parfois trop de place !

Ouvre ton armoire, choisis un des tiroirs et regarde ce qu’il y a dedans. Alors, découvre des choses oubliées depuis longtemps; certaines sont de bonnes surprises, d’autres moins... 
Tu peux décider de les conserver ou de les jeter si elles ne te servent plus.

Après, tu te sens plus léger (e) et tu as de nouveau de la place pour de nouvelles choses.

se défaire des souvenirs douloureux
L'ours de Californie... conjuguer relation aimante et liberté... 
par Robert McDonald dans « Thérapies brèves et trauma »

Et oui, il y a des ours en Californie ! 
Beaucoup de scientifiques ont étudié la manière dont ils vivent. Ils ont remarqué que, quand l’ourse vit avec deux petits, elle s’investit à fond dans son rôle. Elle s’en occupe, les protège. Elle leur apprend comment vivre dans la forêt. Et chaque jour, comme ils deviennent plus forts, elle est plus fière d’elle-même. Elle les aime.

C’est l’immensité de son amour qui lui permet de continuer ce travail difficile qu’est d’élever ses deux oursons. Avec tout cet amour, elle leur montre les bons endroits où trouver de la nourriture : là où poussent les baies, les courants dans lesquels il y a les plus gros poissons…

Et comme les oursons acquièrent de l’âge et de la force, ils apprennent de mieux en mieux comment survivre. La mère est de plus en plus heureuse parce qu’elle a un but, une raison d’exister. Ses enfants sont en train de grandir.

Elle s’assure qu’ils sont en absolue sécurité. Elle fera tout pour eux. Elle serait même prête à se sacrifier. Ça, c’est difficile à comprendre pour certains, mais pas pour elle, bien entendu.

Alors, elle apprend à ses oursons qu’il y a du danger dans la forêt – peut-être un homme avec un fusil qui pourrait essayer de les tuer, peut-être un lion des montagnes qui pourrait venir les manger. Elle ne se décourage pas et elle n’abandonne pas ses enfants.

Quand elle détecte un danger, elle les guide jusqu’à un grand arbre et émet un grognement particulier. Ce grognement est le signal pour que les deux oursons commencent à grimper jusqu’au sommet de l’arbre. Et c’est ce qu’ils font. Ils montent et ils s’accrochent au sommet; parce que ce sont de braves enfants et qu’ils aiment leur mère. Ils lui font totalement confiance.

Ils regardent en bas et voient leur maman : elle marche en cercle autour de l’arbre et explore d’où vient le danger. Elle est prête à lutter, à mourir. Elle va monter la garde quoi qu’il advienne.

Et ses deux enfants sont là, agrippés au sommet de l’arbre. Puis, quand cette mère courageuse remarque que tout est sous contrôle – peut-être qu’elle a effrayé le chasseur, peut-être qu’elle a grogné tellement fort que le lion des montagnes est parti… – donc, quand tout danger est écarté, elle émet un autre type de grognement qui signale aux oursons, toujours agrippés à l’arbre, qu’ils peuvent redescendre. Ils sont de nouveau en sécurité et peuvent recommencer à marcher dans la forêt.
Et c’est ce qu’ils font, car ils font entièrement confiance à leur mère. Toutefois, dès qu’elle repère un nouveau danger, elle recommence son grognement et les oursons remontent aussitôt au sommet du grand arbre. Et elle continue à prendre soin d’eux pendant de longs mois.

En fait, ce que les scientifiques ont découvert, c’est qu’elle les protège ainsi pendant deux ans. À l’âge de deux ans, les ours deviennent adultes. Mais eux ne le savent pas.

Et lorsque ses petits ont deux ans, l’ourse fait quelque chose d’encore plus courageux. Elle emmène ses enfants dans la partie la plus profonde de la forêt, près d’un grand arbre, le plus grand qu’elle peut trouver. Là, elle émet le grognement qui signale le danger.

En l’entendant, comme d’habitude, les deux ours grimpent jusqu’au sommet de l’arbre. Parce qu’ils font confiance à leur mère. Tout en s’agrippant, ils regardent en bas et voient qu’elle est là. Donc, pour eux, tout est normal : leur mère veille sur eux.

Mais ce jour-là, leur mère commence à partir droit devant elle, et ne se retourne pas. Les deux enfants se regardent : 
« Comment est-ce possible? Sans aucun doute, elle va revenir… Elle nous aime! »

Ce qu’ils ne réalisent pas, c’est qu’elle les aime bien plus qu’ils ne peuvent l’imaginer. Ce jour-là – les scientifiques l’ont découvert –, cette mère ne reviendra pas. Ils ne la reverront jamais.

Et ils restent agrippés au sommet de l’arbre pendant 
vingt-quatre heures. Puis ils se disent : « On devrait peut-être redescendre de l’arbre. Mais pour cela, on doit attendre le deuxième grognement, non? En fait, on doit attendre jusqu’à ce que notre mère nous dise de redescendre? »

Puis, ils attendent vingt-quatre heures de plus. Et ce jour-là, ils deviennent très fatigués, fatigués de suivre les règles de quelqu’un d’autre. Puis, ils ne peuvent plus continuer… Alors, ils brisent la règle et commencent à descendre de l’arbre.

Parce que vous voyez, s’ils continuent à suivre les règles de la mère, deux choses vont se produire. Ils vont rester des enfants, et puis ils vont finir par tomber de l’arbre et mourir.

Donc, pour devenir adultes, ils commencent très lentement et prudemment à redescendre de l’arbre et à se rapprocher du sol. Lorsqu’enfin leurs pattes touchent le sol, ils se mettent à utiliser leurs yeux pour regarder : 
est-ce que l’endroit est sûr? 
Ils utilisent leur propre nez pour flairer : est-ce que les odeurs sont familières?

C’est un prix tellement élevé de revenir au sol par soi-même.

L’humilité, en anglais, signifie revenir à la terre. Si je reviens à la terre, je suis moi-même. Si je reviens à la terre et que je brise les règles de la mère, c’est le moment où je prends ma liberté.

Parce que personne ne peut me donner la liberté. Si quelqu’un pouvait me la donner, il pourrait aussi me la reprendre. 
Mais, si c’est moi qui prends ma liberté et que je suis décidé à en payer le prix, alors personne ne peut me la prendre.

Personne ne peut décider pour vous si vous êtes prêt à payer un tel prix. 
Bien sûr, c’est juste une histoire. Mais dans la vraie vie, comment a-t-on des relations avec les gens qui sont honnêtes, indépendants et en même temps aimants?

Les enfants-clowns... ou les sentiments masqués...
par Jacques Salomé
apprendre à être soi-même

Il était une fois…, dans la même cour d’école d’une école de ce pays, trois enfants qui passaient tout leur temps à faire les clowns.

Comme disait l’instituteur aux parents : « Ils ne savent faire que ça! »

Je ne sais si vous le savez, vous qui me lisez ou m’écoutez, mais dans un enfant qui fait le clown, il y a deux enfants qui se cachent : un enfant triste et un enfant joyeux ou apparemment joyeux, qui sert justement à cacher l’enfant triste.

Vous allez me demander, car votre curiosité est insatiable : « D’où vient-elle cette tristesse qu’il y a chez l’enfant triste qui se cache derrière l’enfant qui fait le clown, qui fait des bêtises pour faire rires les autres? »

Parce que, vous l’avez remarqué, l’enfant-clown ne rit pas tellement au fond, il fait rire les autres, ça oui! Ça fait même rire l’institutrice ou l’instituteur, mais pas toujours!

D’accord, un enfant-clown dit des choses drôles, il sait mimer, il sait jouer avec les mots, il sait faire le chat ou imiter un éléphant qui dort, ou le directeur qui vient rappeler d’une voix grave et désolée qu’« après avoir fait caca, il faut tirer la chasse d’eau… » ou que « ça ne sert à rien de chauffer une classe si on laisse ouvertes les fenêtres de cette même classe… ». Mais ne nous égarons pas.

Vous m’avez bien demandé d’où vient cette tristesse qu’il y a chez l’enfant triste qui fait le clown. D’abord, je dois vous dire qu’elle vient de très loin. En fait, elle vient du fin fond de son enfance.

Paul, par exemple, fait toujours le clown en se moquant des manières des autres et imite tout ce qui passe à sa portée. Comment sait-il, cet enfant-clown, que son père était un enfant triste? Un enfant silencieux, toujours au bord des pleurs, replié sur lui-même… Même si aujourd’hui, son papa est « capable de casser la gueule à n’importe qui, hein! ».

Et Georges, un autre enfant-clown, comment sait-il que sa maman a vécu il y a très longtemps une grande tristesse dont elle n’a jamais pu parler? Tristesse que Georges a bien entendue… Et c’est pourquoi il fait le clown.

Et pour le troisième de la bande, comment a-t-il deviné qu’il n’avait « pas le droit » d’être triste, qu’il devait toujours faire comme si tout allait bien? À qui ferait-il de la peine s’il osait être triste?

Ce qui est sûr, voyez-vous, c’est qu’aucun de ces trois enfants-clowns n’a reçu de témoignage de l’un de ses parents…, aucun. Cependant, chacun à sa façon a entendu leur tristesse et a tenté de dire l’indicible.

Là où des enseignants, des parents ne voient qu’un garnement faisant le pitre, il y a toujours un enfant méconnu, masqué, qui tente de révéler le possible d’une autre réalité.

masquer ses sentiments
apprendre à s'aimer

Notre cabinet

11 Impasse Huysmans

28000 CHARTRES, France

Nos coordonnées

Contact direct

T : 06.61.72.10.12

© 2017 par

CASA-Action

Créé avec  Wix.com

  • Facebook Social Icon